Mon beau sapin!

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"En fait, ce que je retiens en écrivant ces lignes, c’est que ce qui demeure à travers le temps, c’est l’importance de passer du temps avec ceux qu’on aime."

Noël chez nous, c’était toujours beau.
Mes parents tenaient à plusieurs traditions comme aller à la messe, avoir un Père Noël pour remettre les cadeaux, avoir un réveillon avec plein de bouffe cochonne…

On faisait toujours un arbre de Noël avec un arbre naturel.
Les premières années, on allait le choisir dans la forêt. Ce ne fût pas toujours une réussite… On en a eu des « ti-maigres »!!! Et la collaboration de tous n’était pas toujours au rendez-vous…  Amenez une gang d’ados dans le bois un dimanche après-midi, pas toujours facile. On a donc fini avec un arbre naturel acheté!

On fêtait chez la tante de mon père.
On vivait un peu loin du reste de la famille alors on s’arrangeait pour se trouver une gang et on partageait ce moment avec eux. On recevait les cadeaux de la famille éloignée par la poste quelques jours avant Noël. Une grosse boîte pleine de cadeaux de toutes les couleurs! C’était comme le Noël avant Noël…!

Ensuite, on a vieilli.
On est parti chacun son tour pour poursuivre nos études à l’extérieur de la ville. On était un peu à la merci de Dame Nature pour les réceptions des Fêtes. Puisque mes frères et moi étions tous dans la région de Montréal, mes parents devaient partir de la Côte-Nord pour venir nous voir. En voiture, c’est 9 heures, quand il fait beau!  Et en avion, c’est plus cher que d’aller en Floride!

J’ai trouvé ce temps difficile. Pour moi, fêter Noël, c’était avec mes parents ou rien. Un peu bébé-lala … Ben oui! Je le suis encore d’ailleurs! Mais malgré toutes les embûches, on a quand même réussit à se voir la plupart du temps.

Puis, mes parents  se sont rapprochés, ce qui rend la logistique un peu plus simple.  

Ensuite, on a eu des enfants chacun notre tour.  Ça réveille un peu la magie!
Les voir s’émerveiller devant leurs cadeaux, l’arbre et les décorations, c’est féérique! J’en ai pris des marches après souper pour aller voir les lumières que les voisins avaient mis un peu partout dans le quartier…

Je dois dire que je ne suis pas fâchée que les miens soient un peu plus vieux. Faut bien avouer que les heures de sommeil sont déjà rares avec des enfants en bas âge. Les fêtes, ça n’aide pas. Alors maintenant, disons que les lendemains de veille sont de moins en moins durs..!

Et un jour, il y a eu la séparation… Ça, ça t’arrange un temps des Fêtes!
Le premier Noël en garde partagée  fut vraiment difficile. Les enfants étaient bien heureux d’avoir deux Noël… Jusqu’à ce qu’ils aient à changer de maison et surtout, laisser l’autre parent derrière. Leur père et moi, on a bien essayé de recréer la magie des Fêtes chacun de notre côté. Mais je dois dire que j’ai laissé tomber quelques traditions. Parfois par paresse, parfois parce que c’était émotionnellement trop difficile.

Depuis quelques années, on les laisse choisir certaines sorties et on respecte davantage l’horaire de garde pour ne pas les trimbaler d’une place à l’autre sans arrêt. On a plus de succès de cette façon! C’est déjà fatiguant de se promener d’une fête à l’autre, imaginez quand vous avez deux horaires parallèles. On tient aussi moins à la date de la réception. Fêter Noël le 26 décembre, c’est pas si pire pourvu, qu’on soit ensemble!

En fait, ce que je retiens en écrivant ces lignes, c’est que ce qui demeure à travers le temps, c’est l’importance de passer du temps avec ceux qu’on aime.  

Peu importe le lieu. Peu importe la date. Peu importe si les décorations sont mises ou si on a réussi à attraper un cr***** de lutin de Noël. Ce qui compte, pour moi, c’est de pouvoir partager du bon temps avec mes proches. Écouter de la musique de Noël en prenant mon café et regarder les enfants jouer avec leurs nouvelles bébelles. Prendre un petit peu de temps pour rire, pour faire des biscuits trop gras et, pourquoi pas, pour ne rien faire collés en pyjama avec une doudou et un film quétaine!!!

Je pense que pour moi, c’est ça Noël!!!

Biographie

Maman de trois enfants, Annie vit la belle et douce folie de la vie de famille, avec les hauts et les bas qu’elle apporte. Infirmière de formation, elle a pratiqué durant plusieurs années à l’hôpital Sainte-Justine avec les bébés prématurés et leur famille.  Puis, pour concilier le travail et la famille, elle a choisi de poursuivre sa carrière en CLSC avec les familles en attente d’un bébé ou ayant des enfants en bas âge. Prévention et éducation sont les défis de son quotidien, tant au travail qu’à la maison!  Elle est l’auteure du livre « TDAH, mon enfant bionique » aux Éditions Béliveau éditeur.

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