Dépister les problèmes de la vue dès la petite enfance

3 à 10 ans
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Plusieurs parents se demandent à quel moment ils doivent faire passer un examen de la vue à leur enfant. Essentielle au bon développement de l’enfant, la santé visuelle n’est pas à négliger!

Mon enfant devrait-il faire un examen visuel?

Saviez-vous que plus de 80 % de l’information décodée par notre cerveau passe par la vision? Même si votre enfant est capable de voir de petits objets tombés sur le sol ou de repérer facilement l’affiche de son restaurant favori à plus de 2 km, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il a une bonne vision. En fait, c’est beaucoup plus que ça. Peu importe son âge, vous devriez toujours vous assurer que ses yeux sont en bonne santé en lui faisant passer un examen visuel.

À partir de quel âge peut-on faire un examen de la vue?

L’Association des optométristes du Québec suggère un premier examen visuel de dépistage vers l’âge de six mois. Même si l’enfant ne peut prononcer aucun mot, l’optométriste pourra vérifier plusieurs fonctions visuelles importantes à l’aide de lumières. Si vous ou un membre de votre famille présentez un problème visuel important, l’examen peut même être fait plus rapidement afin de s’assurer que tout est normal. Par la suite, un examen de suivi plus ou moins rapproché (6 mois, 1 an ou 2 ans) vous sera recommandé par votre optométriste de famille. Dès l’entrée à la maternelle, une vérification annuelle est primordiale jusqu’à la fin de l’adolescence.

Ce que l’optométriste vérifiera pendant l’examen visuel de votre enfant

Le but principal de l’examen de la vue chez un jeune enfant est de s’assurer que rien ne peut nuire au développement d’une bonne vision dans les deux yeux et de la vision en trois dimensions (3D). Parmi les principaux problèmes qui peuvent avoir un impact majeur sur le développement de la vision de votre enfant, notons :

  • La présence d’un strabisme (oeil qui louche);
  • Une myopie élevée (difficulté à voir de loin);
  • Une hypermétropie plus élevée que celle attendue (yeux qui forcent pour bien voir de loin et de près);
  • Un astigmatisme important (oeil en forme de ballon de football plutôt qu’en ballon de soccer);
  • Une différence importante de prescription entre les deux yeux;
  • Un problème de santé de l’oeil (exemple : cataracte, dystrophie).

Dans tous les cas, plus le problème est diagnostiqué rapidement, plus il est facile à traiter et moins grand est le risque de conséquences permanentes. En effet, une diminution de la précision de la vision (amblyopie) et une diminution de la perception des profondeurs peuvent être évitées ou limitées si les problèmes sont détectés en bas âge.

Donc, si vous notez un changement dans l’apparence des yeux de votre enfant ou dans son comportement à la suite d’une tâche visuelle, n’hésitez pas à consulter rapidement votre optométriste. Mieux vaut prévenir que guérir! De plus, les frais d’un examen pour une personne de moins de 18 ans sont couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec, alors il n’y a aucune raison d’en priver votre enfant.

À retenir

  • Un premier examen visuel est suggéré dès l’âge de six mois, ou avant si un membre de la famille présente un problème visuel important.
  • Après l’entrée à la maternelle, un examen annuel est recommandé jusqu’à la fin de l’adolescence.
  • Lors de l’examen, l’optométriste vérifie la présence de problèmes visuels, tels le strabisme, la myopie et l’astigmatisme.
  • Plus un problème visuel est diagnostiqué rapidement, plus il est facile de le traiter et d’en limiter les impacts.

— Dernière mise à jour: 28 mai 2017

Biographie

Optométriste

En plus de son doctorat en optométrie, Mariline détient résidence en vision binoculaire et optométrie pédiatrique, ainsi qu’une maîtrise sur le strabisme chez les enfants obtenue en collaboration l’hôpital Sainte-Justine. Elle travaille en bureau privé à la lunetterie Corbeil où sa clientèle se constitue principalement d’enfants et de patients à besoins particuliers (autiste, déficient intellectuel et/ou physique…). Elle contribue régulièrement à la formation de nombreux professionnels de la vision, que ce soit par les cours qu’elle donne aux futurs optométristes de l’Université de Montréal, par ses conférences en formation continue auprès d’optométristes et d’opticiens diplomés ou encore par la formation d’opticiens en France.

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