Les mathématiques: déboulonnons les mythes

Les mathématiques! Certains adorent et d'autres détestent. Cette matière, pourtant essentielle, fait l’objet d’une foule de préjugés tenaces et difficiles à déconstruire. Les garçons sont-ils vraiment meilleurs que les filles? La bosse des mathématiques existe-t-elle réellement? Devenir bon en mathématique en jouant, mythe ou réalité? Et comment les parents qui ne se sentent pas à la hauteur peuvent-ils quand même aider leur enfant à avoir du succès en math? Cet article répond à toutes ces questions et à bien d’autres encore.

Comment aider son enfant à aimer les mathématiques

« Il est démontré scientifiquement que les parents qui s’intéressent aux progrès de leur enfant en mathématiques augmentent les chances de réussite chez celui-ci de 40%.»

-Jean-Marie De Koninck

Les garçons sont-ils vraiment meilleurs que les filles en mathématiques? Avoir la bosse des maths, est-ce un mythe ou une réalité? Et comment aider son enfant à aimer les mathématiques même si comme parent, nous ne nous sentons pas très doué pour résoudre des problèmes ou des équations?

Pour répondre à ces questions et bien d’autres, Math et Mots Monde s’est entretenue avec Jean-Marie De Koninck, professeur émérite au département de mathématiques et de statistique de l’Université Laval ainsi qu’avec Caroline Brassard, coordonnatrice chez Math et Mots Monde.

Votre enfant a-t-il la bosse des mathématiques?

Quel enfant ne s’est pas un jour ou l’autre buté à un problème en mathématique qui lui a laissé l’impression qu’il n’est pas doué et qu’il n’a définitivement pas la bosse des maths. Mais tous les enfants peuvent être bons en mathématiques s’ils y mettent du temps et de l’effort. «Pour être bon en mathématique, il faut avoir de la discipline, être organisé et avoir une méthode de travail. On devient “doué” pour les mathématiques surtout quand on travaille fort», explique Jean-Marie De Koninck.

Le professeur de mathématique cite également l’exemple de David Hilbert souvent considéré comme l’un des plus grands mathématiciens du XX siècle. «Enfant, Hilbert était ami avec Minkowski un grand mathématicien qui a inventé la théorie de la relativité avec Einstein. Les parents du petit Hilbert le sommaient de ne pas fréquenter ce Minkowski sous prétexte que ce dernier avait la bosse des mathématiques alors que Hilbert, lui, avait besoin de réfléchir beaucoup et de prendre son temps avant de résoudre un problème. Aujourd’hui, David Hilbert est reconnu comme un mathématicien beaucoup plus grand que Minkowski et il est passé à l’histoire comme étant un très grand mathématicien alors qu’il était très loin d’avoir la “bosse des maths”.»

Les garçons sont meilleurs en mathématique que les filles, vraiment?

Un autre mythe qui a la peau dure est la croyance populaire que les garçons ont de plus grandes capacités en mathématiques que les filles. Pourtant, la recherche a démontré qu’il n’en est rien. Les résultats de la recherche de l’Université Carnegie Mellon menée par Jessica Cantlon et son équipe indiquent qu’il n’y a aucune différence entre les sexes en ce qui a trait aux fonctions cérébrales ou les aptitudes en mathématiques.

Les préjugés défavorables envers les filles proviennent, selon les experts, du fait culturel où il est admis d’emblée que les filles devraient s’intéresser aux arts et aux lettres alors que les garçons sont souvent encouragés à se tourner vers les sciences pures.

Jean-Marie De Koninck explique: «Au 17e et au 18e siècle, les scientifiques étaient tous des hommes et les femmes étaient considérées comme sous douées. Celles qui avaient un certain goût pour les mathématiques devaient se cacher.» Il donne en exemple Sophie Germain qui a dû signer ses écrits «monsieur Leblanc» avant que la communauté scientifique ne la reconnaisse comme étant une grande mathématicienne.

L’engagement parental dans des activités de lecture avec l’enfant contribue à faciliter l’apprentissage de toutes les matières à l’école, y compris les mathématiques (CMEC, 2013).

Les parents: la clé de la solution

Même s’il vous arrive de ne pas vous sentir à la hauteur quand vient le temps d’aider votre enfant avec ses devoirs de mathématiques, sachez que votre influence joue beaucoup dans le rapport aux math que votre enfant cultive. «Ça dépend beaucoup des enseignants et des parents. Si vous avez des parents qui ont des préjugés contre les mathématiques et disent d’eux-mêmes qu’ils n’étaient pas bons en math, l’enfant va se dire que si ses parents n’étaient pas bons, il ne le sera pas non plus.»

Encourager, oui, mais comment?

Comment alors encourager son enfant à aimer les mathématiques?

«Le parent devrait aider son enfant avec ses devoirs en mathématiques, peu importe qu’il ait été bon en math ou non, explique, monsieur De Koninck. Il faut poser des questions à l’enfant et lui demander ce qu’il a appris. Il est démontré scientifiquement que les parents qui s’intéressent aux progrès de leur enfant en mathématiques augmentent les chances de réussite chez celui-ci de 40%, poursuit-il.»

On demande à l’enfant de nous expliquer la question à laquelle il doit répondre et on le laisse trouver la réponse par lui-même, même si on connaît la réponse. Le professeur de l’Université Laval, explique: «Quand c’est lui qui résout le problème, il développe de la confiance en soi, il se sent heureux et il prend de l’assurance même si c’est un problème banal. Alors, le parent a un rôle important à jouer, un rôle d’influence et un rôle d’accompagnement, aussi.»

Jouer pour apprendre

En 2005, le Département de mathématiques et de statistique de l’Université Laval a mis sur pied le projet Sciences et mathématiques en action (SMAC) piloté par  le professeur Jean-Marie De Koninck. Comme la page Web du site l’explique… le programme SMAC s’est donné pour mission de susciter chez petits et grands un intérêt pour les mathématiques et les sciences. Notre créneau est l’apprentissage par le plaisir et par le jeu. «Il y a des trucs pour les enseignants et pour les enfants du primaire et du secondaire. On y retrouve toutes sortes d’applications et de jeux que les enfants aiment et il y en a pour tous les niveaux. Sur Internet, il y a tellement d’outils pour faire aimer et comprendre les mathématiques», conclut-il.

Un outil amusant ET performant!

On retrouve effectivement une foule de jeux et d’applications sur le Web qui contribuent certainement à l’apprentissage des mathématiques, mais il existe des logiciels plus performants et tout aussi amusants pour les enfants.

L’un d’eux s’appelle Dybuster Calcularis et il a été mis au point par des neuroscientifiques. Caroline Brassard, coordonnatrice chez Math et Mots Monde, explique: «À seulement 3 entrainements de 15 minutes par semaine en solo, les 48 jeux de Calcularis permettent une amélioration moyenne de 30 à 45 % chez les enfants qui ont ou non des enjeux de dyscalculie.»

Que votre enfant soit en première ou en sixième année, le logiciel lui propose un parcours personnalisé qui correspond à son niveau et s’assure que chaque notion est bien comprise avant de le faire passer à l’étape suivante. «Si l’enfant a de la difficulté avec le dénombrement de zéro à 10, Calcularis va s’assurer que cette notion est bien comprise avant de passer à l’apprentissage suivant. Aussi, l’enfant devra répondre correctement plusieurs fois dans un temps précis et assez rapide pour pouvoir passer à une étape supérieure. Le logiciel offre un suivi personnalisé pour chaque enfant selon les réponses que chacun va donner», explique Caroline Brassard.

Chaque fois qu’un enfant répond bien aux questions, il peut se procurer des étoiles et des diamants avec lesquels il peut choisir un animal parmi une foule d’animaux de la Savane, de la mer, etc. L'enfant s’amuse à garnir son zoo et prend soin de ses animaux en les nourrissant, notamment. Les enfants adorent ça!

C’est le résultat qui compte!

Calcularis a été conçu pour que toutes les notions qui doivent être acquises au primaire soient représentées. On aborde l’estimation, le calcul mental, les additions, les soustractions, les multiplications, les divisions, l’ordre croissant, décroissant, le positionnement sur une droite numérique, etc., toutes des notions qui doivent être acquises à la fin de la 6e année.

«Le logiciel est très dynamique et l’enfant n’a pas le temps de s’ennuyer et il devient plus compétent. Les études ont d’ailleurs démontré que Calcularis contribue à la diminution de la peur des mathématiques parce que l’élève progresse à son propre rythme», conclut Caroline Brassard.

L’apprentissage des tables de multiplication se fera enfin dans un climat de jeu stimulant et amusant où parents et enfants y trouveront leur compte, parce qu’après tout, c’est le résultat qui compte!

Calcularis en chiffres

48 jeux
45 000 utilisateurs dans le monde
30 à 45% d’amélioration moyenne
3 x 15 min. entrainements par semaine
6 études scientifiques

Commentaires

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