Le Neurofeedback: une solution potentielle pour les enfants ayant un TDAH

3 à 17 ans
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C’est là que j’ai été amené à explorer une solution comme le neurofeedback dans le cadre de mon stage postdoctoral.

Quand le diagnostic tombe

Voilà, le diagnostic est tombé : votre enfant a un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. La peur de cette bête noire, qui semble se répandre chez nos jeunes depuis quelques années, vous saisit. Vous vous sentez démunis devant l’avenue de la médication, ou vous l’avez essayée, mais votre enfant a trop d’effets secondaires et/ou pas assez d’effets positifs. Que faire?

C’est exactement la question que je me suis posée quand mon fils a reçu ce diagnostic. Pas de problème académique, au contraire, mais très dérangeant en classe. Je n’ai pas opté pour la médication parce qu’il réussissait très bien. Mais au milieu du primaire il n’avait plus d’amis. Trop tannant. Que faire?

Qu'est-ce que le neurofeedback?

Le neurofeedback est une technique non invasive qui permet de prendre le contrôle des ondes cérébrales et ainsi, de corriger ce qui ne fonctionne pas ce qui sous-tend, en partie, les manifestations cliniques du TDAH.

Tout au long de la séance d’entrainement, l’enfant est entièrement conscient et actif dans le travail de transformation qu’il accomplit et dans l’évolution de son état. Il participe ainsi activement à rétablir le déséquilibre entre les ondes lentes et les ondes rapides de son cerveau, déséquilibre qui est souvent associé au manque d’attention et de contrôle moteur.

Cette approche a fait l’objet de plusieurs études scientifiques depuis les années soixante en lien, surtout, avec l’épilepsie et le TDAH, et de façon plus marquée depuis les années 2000 en ce qui concerne le TDAH.

Bien que les résultats des études n’aillent pas tous dans le même sens, la majorité d’entre eux confirment une efficacité dans la diminution significative des symptômes liés au TDAH, que ce soit au niveau de l’inattention, de l’hyperactivité ou de l’impulsivité, y compris certaines études à double insu.

L'efficacité du neurofeedback

Toutefois, bien que souvent efficace, cette approche a aussi ses limites, comme tout traitement d’ailleurs, y compris la médication.

Elle ne réussit pas dans la même mesure chez tous les enfants ou les adultes qui empruntent cette voie. Il y a des gens qui répondent mieux que d’autres au neurofeedback. Certaines personnes n’arrivent tout simplement pas à prendre le contrôle de leurs ondes cérébrales.

De plus, malgré le fait que l’activité électrique d’un cerveau puisse être conforme à la norme sur le plan quantitatif, il arrive que des difficultés persistent sur le plan de l’attention et du contrôle moteur.

Souvent, les personnes qui optent pour le neurofeedback ont comme objectif de cesser ou d’éviter la médication. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible. Le neurofeedback cible directement les anomalies neuroélectriques  du cerveau, mais a un impact indirect seulement sur sa neurochimie.

Dans le cas de la médication, c’est le contraire. Alors s’il reste des anomalies sur le plan neurochimique, la médication, même en faible dose, est parfois inévitable.

Le neurofeedback est donc une solution potentiellement efficace pour aider un adulte ou un enfant aux prises avec un TDAH. Il faut toutefois être conscient de ses limites et des différences individuelles dans son efficacité.

— Dernière mise à jour: 27 octobre 2016

Biographie

Neuropsychologue et praticienne en neurofeedback/biofeedback

Dre Lévesque, neuropsychologue, pratique le bio/neurofeedback depuis 2002. Elle a d’abord fondé l’Institut de neurofeedback du Québec, puis co-fondé l’institut de Psychophysiologie appliquée, et collaboré avec le Dre Vincent Paquette, neuropsychologue, lorsqu’il a crée l’Institut Psychoneuro. Aujourd’hui, mis à part la pratique de la neuropsychologie clinique, elle utilise le bio/neurofeedback et le neurotracker pour aider les enfants, les adolescents et les adultes avec diverses problématiques pour lesquelles ces approches ont démontré une efficacité.

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