Des stratégies cognitives gagnantes pour se préparer aux examens

Quand les examens approchent, certains élèves ne savent pas trop comment s’y prendre pour leur étude. Pour les aider, voici quelques stratégies efficaces recommandées par des spécialistes des neurosciences.

La période des examens de fin d’année est un moment qui peut s’avérer stressant pour les élèves. Steve Masson, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQÀM, révèle dans un article paru sur le site du RIRE que les élèves ne privilégient pas toujours les meilleures stratégies d’étude pour se préparer aux examens. En effet, ceux-ci se limitent souvent à relire leurs notes de cours et à surligner les passages les plus importants. Or, selon ce spécialiste en neuroéducation, ces deux stratégies seraient peu efficaces.

Dans cet article, vous découvrirez deux stratégies cognitives pour aider votre enfant à étudier plus efficacement.

Activer son cerveau

Vous avez peut-être déjà entendu que, pour apprendre, l’enfant doit être actif dans ses apprentissages. Dans un article portant sur la neuroscience et la pédagogie, Steve Masson (2016) explique que c’est l’activité du cerveau qui importe, parce qu’un cerveau actif est un cerveau qui apprend. Le chercheur explique que l’activation neuronale n’est pas uniquement associée à des activités de manipulation où l’enfant nous apparait comme étant «actif». Un cerveau peut être pleinement activé lors d’une activité d’écoute, où l’enfant nous apparait comme étant «passif».

 

«L’important, ce n’est donc pas qu’un élève soit actif physiquement, mais plutôt que les réseaux de neurones en lien avec l’apprentissage visé s’activent, parce que les neurones qui s’activent ensemble se connectent ensemble.» (Masson, 2016, p.19)

Pour favoriser cette activation neuronale, le chercheur propose quelques stratégies en contexte d’étude. Il explique que les meilleures stratégies sont celles qui permettent à l’élève de récupérer l’information à plusieurs reprises. Il encourage les élèves à tenter de récupérer l’information en mémoire, plutôt que de la lire et de la souligner. Voici des moyens concrets :

  • Se faire questionner. Pour aider votre enfant à récupérer l’information et à activer son cerveau, posez-lui des questions sur la matière étudiée. Pour motiver votre enfant, vous pouvez le faire sous forme de quiz en ajoutant une sonnette ou en donnant des points pour chaque bonne réponse. Pour les plus petits, vous pourriez aussi utiliser une planche de jeu serpents et échelles. Pour chaque bonne réponse, ils peuvent lancer le dé.
  • Se questionner soi-même. Votre enfant peut aussi se questionner lui-même, si c’est ce qu’il préfère. Il peut étudier une partie de sa matière, la cacher et tenter de la récupérer dans sa mémoire.
  • Rédiger des fiches «question-réponse». Votre enfant peut aussi rédiger des questions sur des fiches. Cela lui demande l’effort de formuler des questions pertinentes. Il ajoute la réponse au verso. Par la suite, il pourra étudier de façon autonome ou avec un ami.
  • Refaire les exercices donnés en classe en cachant les réponses. Refaire les mêmes exercices permet à l’enfant de solidifier les réseaux de neurones, ce qui contribuera à éviter l’oubli.

Les réseaux de concepts

Un réseau de concepts est un outil qui sert à organiser et schématiser des connaissances. Il correspond à une photo de la façon dont l’élève se représente une connaissance. Le réseau de concepts permet également de créer des liens avec les connaissances antérieures, ce qui peut favoriser la rétention des nouvelles informations. Le réseau de concepts se rapprocherait de la structure réelle des connaissances dans le cerveau humain (Raynault, 2012).

Développé initialement dans l’optique d’aider les élèves à s’approprier des concepts en sciences, les réseaux de concepts sont maintenant utilisés pour favoriser l’apprentissage dans diverses disciplines, du préscolaire à l’université et même dans les grandes entreprises (Novak, 2012). Les réseaux de concepts font d’ailleurs partie des stratégies d’enseignement les plus efficaces (Hattie, 2009).

La recherche a démontré que l’utilisation de réseaux de concepts se révèle comme étant une stratégie d’apprentissage signifiante. Elle permet à l’apprenant d’augmenter sa confiance en sa capacité à apprendre. L’utilisation des réseaux de concepts permet également d’identifier les éléments moins bien compris chez les élèves, ce qui favorise la remédiation.

Pour aider votre enfant à étudier, invitez-le à élaborer des réseaux de concepts. Vous pourriez le faire sur de grands cartons, mais l’utilisation de la technologie favorise grandement la préparation des réseaux de concepts. Voici des exemples de logiciels (on les appelle les «idéateurs») :

Pour plus d’informations sur ces logiciels, visitez le site suivant.

À retenir

  • Selon la recherche, relire les notes de cours et surligner les passages importants ne s’avère pas une stratégie d’étude efficace.
  • Tenter de récupérer l’information en mémoire, par exemple en se questionnant ou en écrivant des fiches, est plus efficace que de la lire et de la surligner.
  • Le réseau de concepts se rapprocherait de la structure réelle des connaissances dans le cerveau humain et figure parmi les stratégies d’enseignement les plus efficaces.

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