Le succès… C’est quoi au juste? – partie 2

Je suis pour la différence. Je suis pour la valorisation de l’erreur, de l’échec. Je suis pour laisser les jeunes tomber et leur donner les outils pour se relever. Je suis pour la valorisation de l’effort.

Des conditions d’examens plus flexibles?
Une des élèves de l’école a de sérieuses difficultés en lecture!
Ha non! Plus que ça! Elle a un de ces blocages psychologiques qui la fige littéralement lorsqu’elle fait un examen de lecture en classe.

Elle compare sa vitesse de lecture avec les autres. Ces derniers tournent leurs pages plus rapidement qu’elle et terminent évidemment avant elle! C’est certain: le temps qu’elle prend pour se comparer, elle ne le prend pas pour répondre aux questions..!

On a mis en place certaines choses avec elle. Initialement, il semblait qu’elle devait absolument réussir à faire son examen avec les autres, assise sur sa chaise, en silence. Dans ces conditions, les mesures prises n’avaient aucun impact sur ses difficultés… Rien!

On lui propose donc d’aller faire son examen dans une autre classe, dans un autre niveau. Elle accepte et réussit très bien! Elle est fière! Elle est belle! Elle sourit parce qu’elle se sent compétente!

Est-elle vraiment obligée de faire son examen comme les autres?
Ma réponse: non!

Que veut-on vraiment évaluer?
Sa capacité à faire un examen dans sa classe ou évaluer sa compétence à lire un texte et à comprendre ce qui est écrit!?

Développer son plein potentiel
Pourquoi, par exemple, un élève bilingue doit absolument faire ses examens en même temps que les autres? Ne peut-il pas les faire à la première étape pour ensuite se concentrer sur un projet personnel, sur un démarrage d’entreprise, sur la robotique, sur le spectacle de fin d’année?

Ha oui, c’est vrai!
Il n’y a aucun adulte qui peut vraiment s’en occuper car le système n’est pas fait pour ça et les changements seraient bien trop importants.

Pourtant, nous devons offrir à nos enfants le plus d’options possible pour leur permettre de développer leur plein potentiel et voir ce qu’ils savent vraiment.

Le monde n’est plus ce qu’il était et il est toujours en changement… mais nous sommes en train de former des automates! Je vous conseille d’ailleurs de lire le blogue de mon ami Marc-André Girard, directeur au secondaire. Il a une idée très claire sur notre système d’éducation, que je partage entièrement.

Laissons rêver les enfants
Je suis pour la différence.
Je suis pour la valorisation de l’erreur, de l’échec.
Je suis pour laisser les jeunes tomber et leur donner les outils pour se relever.
Je suis pour la valorisation de l’effort.

Je suis pour laisser nos jeunes rêver, même si ces rêves sont loin de faire notre bonheur. On veut tellement leur bien… On ne veut surtout pas qu’ils se fassent d’idées… Mais c’est tout le contraire! Il faut profiter de ces rêves pour leur faire découvrir ce dont ils ont besoin pour les réaliser. Il n’y a rien d’impossible! Rien!

Si vous en douter, dites-vous que pendant que vous me lisez, il y a des astronautes qui tournent autour de la terre dans la station spatiale internationale. Vous me direz qu’ils ont les sous pour le faire! Oui! Peut-être! Mais le génie est là! La créativité! L’espoir, le goût de réussir, de se dépasser!

Je vous invite à découvrir cet astronaute canadien, David St-Jacques. Je vous invite aussi à regarder cette vidéo avec vos enfants. Vous allez voir qu’il est vraiment inspirant.

Peut-on détruire le rêve d’un enfant? Non!

Doit-on les encourager à poursuivre leur rêve malgré les difficultés qu’ils ont, malgré les obstacles qu’ils rencontreront? Oui!

Donc, chers parents, laissons nos jeunes être des enfants.
Apprenons-leur à se dépasser, à questionner, à avancer, à se relever!

Bonne période d’examens

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